TEMOIGNAGES ETHIOPIENS
Arrivés
à ADDIS ABEBA pour la première fois, nous avons été
surpris par la pauvreté qui y règne, par contre accueil
très chaleureux de la part de la population, très peu
de touristes, les blancs faut les chercher avec des jumelles. Je suis heureux d’être ici avec mes frères les Ethiopiens, je me sens bien, Michel, mon ami qui m’accompagne, aussi, il est en pleine forme malgré sa maladie de parkinson. Le projet solaire que nous étions venus mettre en place à notre dernier voyage va se réaliser, les travaux vont commencer dans quelques jours, il y aura 3000 litres/jour d’eau chaude pour les douches des malades et le lavage du linge ainsi que pour les cuisines. |
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Un
jeune homme qui vit dans la rue court vers moi et me donne une lettre
qui m’est adressée (il ne parle pas anglais). Il m’appelle
son père spirituel car je lui ai promis de lui acheter un blouson.
Sa lettre est poignante et m’a touché droit au cœur,
il me demande de l’aide pour le sortir de la rue !
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| Journée
de travail aux soins : je n’ose pas vous dire les horreurs que nous
voyons tous les jours ! Nous soignons aussi les gens de la rue, qui se
trouvent souvent dans un état déplorable (à tout
point de vu), la misère la plus totale, la déchéance
de l’être humain au plus bas, il n’y a pas de mots pour
le décrire, il faut le voir de ses propres yeux, et là tu
te rends compte que tous les êtres humains ne naissent pas égaux
entre eux. Mais ils acceptent leur sort avec une grande sérénité
et sans montrer leur souffrance, c’est cela leur force ! Nous avons soigné, Michel et moi, un petit vieux de la rue qui n’avait plus son pied gauche, juste un moignon dégoulinant de sang, il attendait pour qu’on lui refasse son pansement. Il nous regardait le soigner avec un grand sourire, il avait un visage radieux, et pourtant il devait souffrir avec sa blessure, à sa place je serai en train de hurler de douleur. A la fin du soin, il nous a remercié. Aujourd’hui, des gosses de la rue sont venus vers moi en me demandant des vêtements pour les rhabiller, leurs vêtements étaient des guenilles, noir de crasse et déchirés. J’ai fais leur bonheur, je leur ai distribué des vêtements que nous avions emporté, mais ici, dans la rue, tout se voit et déjà d’autres gamins arrivaient de tous côtés, mais je n’ai pas pu tous les rhabiller, je n’en avais pas assez, il en faudrait des tonnes…. !!!! Je me suis senti coupable, coupable de les laisser à leur sort injuste, coupable de tout ce que nous possédons, et eux rien, même pas une paire de chaussure et de quoi manger, coupable de ne pas être né pauvre comme eux ! |
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Nous
nous rendons à JIMA, à 300 kms de la capitale en se dirigeant
vers le sud-ouest. Soyez humain, et prenez dans vos bras votre frère, qu’il soit noir, blanc, jaune ou autre !!!! C’est ça l’amour, l’amour pour son prochain. Donnez lui votre cœur et son cœur vous répondra, non pas simplement, mais au centuple !!!! |
